Destination Yunnan

La vallée du Nujiang, entre Birmanie et Tibet

posted by marmotte 25 October 2018 0 comments
Nous voici depuis quelques jours dans la famille tibétaine de Chucuo. Le village est vraiment très difficile à trouver pour celui qui ne sait pas où chercher. C’est un petit village encastré entre les montagnes quelques dizaines de kilomètres après Deqin. Les maisons ici ont une architecture différente de celles que l’on peut voir vers Shangrila. Je les trouve tout aussi belles! Elles sont moins imposantes et l’intérieur entièrement boisé rend l’atmosphère naturellement chaleureuse. Cette maison est une parfaite invitation au repos. Nous y mangeons tellement bien! La famille de chucuo à son propre champ où ils y cultivent toute sorte de légumes. Tous les matins nous mangeons des babas fraîchement préparés accompagnés de miel (maison) et de légumes fermentés. Sans oublier bien sûr le thé tibétain, composé de lait de Yak et de beurre! On ne se laissera pas mourir de faim ici. Pas d’inquiétude à avoir!

Après ces quelques jours nous avons voulu nous aventurer dans la mystique vallée du nujiang (salouen en chinois). Ce fleuve signifie littéralement en chinois “le fleuve en colère”.  Cette région des trois fleuves paralleles fait partie  du patrimoine mondial de l’UNESCO. Dans cette région du monde le Yangtze, Mekong et Salouen (Nujiang) coulent en parallèles et c’est, d’après l’UNESCO un lieux qui “présente probablement la plus riche biodiversité de toutes les zones tempérées de la planète”
 Nous partons à l’aventure à la frontière tierce du Myanmar et du Tibet, Vraiment au bout du bout de la Chine.  Nous voulons explorer cette mystérieuse vallée. Nous avons eu le droit à pas mal de contrôles de polices qui surveillent de près cette zone sensible. Ils devaient certainement se demander ce que des étrangers pouvaient bien faire ici!
La route qu’on s’attendait à trouver et face à la réalité nous a fait un sacré choc! Comme le montre les photos, la très grande partie de ce voyage s’est fait sur une route qui n’en était pas une. La route est en construction de toute part. Et j’espère que la prochaine fois que j’y retournerai elle sera finie.
Gadoue, camion,éboulements de pierre de pars et d’autres ont ajouté le grain d’aventure qui manquait.
Donc oui, une route mémorable et chaotique mais les paysages sont d’une beauté époustouflante! Nous demarrons sur un paysage typique des plateaux tibétains (aride et sec) et grimpons pour atteindre un col à 3800m. Là nous sommes subjugués par le décor devant nous. Un paysage de haute montagne s’impose devant nous. Les pics enneigés et majestueux de la montagne Meili…La transition de couleur est magnifique. Nous voyons au bas dans la vallée des arbres verdoyants aux couleurs automnales et petit à petit ce vert se parseme de neige pour voir des arbres de plus en plus épars et blancs pour finalement ne voir que des pics abrupts. Sans parler des pics karstiques et les montagnes de grès rouge (Danxia) … Je suis émerveillée devant ce que la nature peur nous offrir. C’est si beau. Je n’aurais jamais cru pouvoir i
voir autant se paysages différents en parcourant une distance si courte.
Nous avons découvert un magnifique village de l’ethnie Nu, tout près de la frontière tibétaine. Un village qui semble encore préservé et qui n’est pas dénaturé par les construction gouvernementale…

Nous avançons doucement mais sûrement sur ce chemin sinueux et glissant et arrivons dans la vallée du nujiang. C’est dans ce bout de Chine que les minorités Lisu, Nu et Dulong vivent. Je trouve les habitations des Lisu pleines de charme. Ce sont des petites maison en bois qui me rappellent la chaleur réconfortante des chalets que nous pouvons voir chez nous. Mais malheureusement cette idée romantique que je me suis fa


ite n’est pas vraiment la réalité. C’est une minorité assez pauvre quI vit simplement.Ces peuples qui vivent sur les pans abrupts de montagnes sont pleins de mérites… Je ne m’imagine pas crapahuter de la sorte à chaque fois que je veux rentrer chez moi!  Le long du chemin nous voyons sur les flancs de la vallée d’en face quelques villages épars qui me rappellent aussi les villages laosiens.des cabanes très simples entourées d’une jungle envahissante.

Nous nous sommes arrêtés dans le petit village de wuqu, près de pengdang pour nous dégourdir les jambes et surtout nous restaurer. Nous y avons trouvé  quelques petites boutiques vendant le nécessaire pour survivre (papiers toilettes, chips, nouilles instantanées…) mais surtout un ou deux petits restaurants.
Dans presque tous les villages que nous avons croisés sur cette route il y avait une église. Le catholcisisme a été introduit dans ce bout du monde au 19eme siècle par les missionnaires français. C’est comme ça que nous arrivons à BingZhongLuo,minuscule ville située au milieu des rizières en terrasses et entourée des hautes montagnes. La ville est située principalement d’une grande rue et de quelques petites parallèles. Les paysans de la région viennent y vendre leur légumes ou faire leurs achats de la semaine. Cest le dernier village en Chine avant d’entrer officiellement en territoire tibétain… Nous voulions visiter le temple tibétain Puhua mais la route étant très glissante nous n’avons pu y accéder. Il y a aussi une cave non loin de BingZhongLuo où le peuple Nu vient une fois par un célébrer la mémoire de leur heroine. C’est vraiment caché et envahi par les plantes. En montant jusqu’à la cave on se prendrait prendre pour Indiana Jones!
Gongshan est une ville sans grand intérêt. Nous y avons passons la nuit mais si c’était à refaire je pense que nous resterons à BingZhongLuo qui a beaucoup plus de charme! On peut y visiter une église du 19eme siècle.
Pour aller jusque Dulongjiang il nous a fallu encore quelques heures. La route n’était pas en meilleur état que tout le reste de notre voyage. Les paysages tout aussi impressionnant… Nous avons croisé dans la rue une femme Dulong ayant le visage tatoué. C’est une tradition qui ne se fait plus maintenant mais à l’époque les adolescentes Dulong se faisait tatouer leurs visages. C’était un signe d’appartenance à leur clan. Il y a de jolies promenades à faire dans la région, même si nous n’avons pas eu le temps. La prochaine fois sans faute..
Il est déjà temps de rentrer sur Jiabe. Je suis déjà impatiente d’y retourner.

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